18 nov. 2008

Dans les pas de François Augiéras

Adjunto este artículo en francés sobre la visita a Perigueux, hogar del alucinante escritor François Augiéras, cuyo último libro fue traducido al español por Rodrigo Rey Rosa. La noche anterior a nuestra llegada a estas grutas en Domme, esa ciudadela maravillosa llena de palacios medievales y cuevas prehistóricas, se había hecho un performance de mi libro Syncopes (a cargo de Alain Calandreau) en la Biblioteca Municipal de Perigueux, donde RRR también hizo una extraordinaria reseña de la vida y obra de Augiéras, ese loco iluminado. Agradezco a Bernard Coste y todos los que hicieron posible esta inolvidable caminata, también a Paul Placet por leer esas extraordinarias cartas en esa cueva-cámara real.

Dans les pas de François Augiéras (http://www.sudouest.com)


Belle rencontre que celle qui s'est déroulée jeudi de novembre à Domme entre Rodrigo Rey Rosa et Paul Placet, sur les traces de François Augiéras. Écrivain guatémaltèque, Rodrigo Rey Rosa a traduit en espagnol l'ultime livre de François Augiéras, « Domme ou l'essai d'occupation », que lui avait fait découvrir Paul Bowles, lui aussi inconditionnel du « Barbare en Occident », lors d'un séjour à Tanger.



« Le divin sentier ».


Invité par la ville de Périgueux dans le cadre des Belles étrangères(1), une manifestation organisée par le Centre national du livre depuis 1987 pour favoriser la découverte de littératures étrangères, Rodrigo Rey Rosa a répondu favorablement à la proposition de se rendre en Périgord tant son désir de marcher sur les traces de François Augiéras était grand. On ne pouvait pas trouver meilleur guide que le « coéquipier » d'Augiéras, Paul Placet, pour accompagner Rodrigo Rey Rosa dans la bastide de Domme et le conduire jusqu'aux grottes où Augiéras aimait se réfugier.


C'est donc avec beaucoup d'émotion que Placet et Rosa ont emprunté « ce divin sentier des falaises », se penchant, comme l'avait fait Augiéras en son temps, « au bord du précipice d'où l'on voit la Dordogne, cent mètres plus bas ». La petite caverne est apparue aux deux nouveaux amis, celle où Augiéras avait « souffert de la solitude et du froid » mais qui était sa « retraite au plus secret de la pierre ». Là, Paul Placet se remémora le jour où il avait voulu accompagner un professeur de musique d'Excideuil qui désirait voir Augiéras. Ce dernier avait refusé, préférant recevoir le visiteur dans l'autre grotte, celle qui se trouve sous le château du Roy. C'est « dans les profondeurs de l'Acropole de Domme », qu'Augiéras avait découvert sa « chambre royale », une « caverne plus vaste qu'une église », qui était pour lui « l'Europe mystérieuse et secrète ».



Cette rencontre aura été, à n'en pas douter, un moment inoubliable pour Rodrigo Rey
Rosa et les personnes qui l'accompagnaient, comme Alan Mills, un jeune poète guatémaltèque.

(1) Les « Belles Étrangères » Pour fêter les 20 ans des « Belles étrangères », le Centre national du livre reçoit jusqu'au 22 novembre vingt écrivains de dix pays : Albanie, Autriche, Canada, Corée, Égypte, Guatemala, Nouvelle-Zélande, Pologne, Portugal et Turquie. À Périgueux, « Étranges Lectures » s'est associé aux manifestations des « Belles Étrangères » et donc a accueilli deux écrivains guatémaltèques, Rodrigo Rey Rosa, découverte des « Belles Étrangères » en 1997, et Alan Mills, jeune poète non encore publié en France.

Photo: Anne Bécheau
Photo: Bernard Coste