26 nov. 2010

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J’ai viré écrivain par inertie, par laisser-aller et par manque de talent musical.
Syncopes est un livre hybride, mutant, incatalogable.
J’ai écrit ce micro-roman à Paris afin d’expliquer à ma famille pourquoi je ne voulais pas rentrer au Guatemala.
Pour la plupart des guatémaltèques, notre pays est une métaphore de l’extrême, de la violence, du radical ; mais c’est le cas dans le monde entier.
Ce que j’ai essayé de faire, c’est fuir la violence comme simple thématique et faire que le langage se présente comme l’impossibilité même d’échapper à la violence.
Il suffit d’ouvrir un journal guatémaltèque pour voir en première page la réalité imiter de délirants fragments de fantaisie sanguinolente.

La poésie, c’est une subversion contre le réel, contre ce que nous pensons être le réel.











7 nov. 2010

Utopía

(Publicado en La Comunidad Inconfesable)

Éste es el poema que me pediste que no te escribiera:
Es verdad que habría sido más fácil
Dejar a la perfección actuando como un espejo
Frente a tu rostro,
Pero ahora lo estoy escribiendo,
Y sólo me queda pedirte que lo olvides
Cuando llegues al punto final,
Es más hermoso lo que no se podrá ver,
A esto algunos le dicen Utopía,
Una palabra altisonante cuando no se sabe usar,
O cuando se aparece como una estrella apagada,
En medio de otros versos que desearían brillar
Como la luz del sueño donde estamos juntos,
Leyendo un poema invisible.